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Les propositions subordonnées : tout comprendre avant le bac de français

Les propositions subordonnées : tout comprendre avant le bac de français

Lorsque l'on entre au lycée, la grammaire prend une nouvelle importance. Elle ne sert plus seulement à réussir un contrôle : elle devient un véritable outil pour comprendre les textes et réussir les épreuves du baccalauréat de français.

À l'oral du bac, l'examinateur peut te poser une question de grammaire portant sur un extrait étudié pendant l'année. Parmi les notions les plus importantes figurent les propositions subordonnées.

Pas de panique ! Derrière ce nom un peu impressionnant se cachent des constructions que tu utilises déjà tous les jours lorsque tu parles ou que tu écris.

Dans cet article, tu vas découvrir ce qu'est une proposition subordonnée, les trois grandes familles qu'il faut connaître et la méthode la plus simple pour les reconnaître.

Qu'est-ce qu'une proposition ?

Avant de parler des propositions subordonnées, il faut d'abord comprendre ce qu'est une proposition.

Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué.

Par exemple :

Je lis un roman parce qu'il me passionne.

Cette phrase contient deux verbes conjugués :

  • lis
  • passionne

Elle contient donc deux propositions.

Une phrase peut contenir :

  • une seule proposition : on parle alors de phrase simple ;
  • plusieurs propositions : on parle alors de phrase complexe.

Au lycée, tu rencontreras très souvent des phrases complexes.

Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée ?

Petit rappel : une proposition peut être indépendante ou subordonnée. Une proposition indépendante a un sens complet et ne dépend d'aucune autre proposition.

Par exemple :

Le soleil se couche.

Une proposition subordonnée est une proposition qui dépend d'une autre proposition, appelée proposition principale.

Autrement dit, elle ne peut pas fonctionner seule : elle complète ou précise la proposition principale.

Par exemple :

Je pense que tu réussiras ton examen.

La proposition principale est :

Je pense

La proposition subordonnée est :

que tu réussiras ton examen

Elle dépend du verbe penser et complète son sens.

Pourquoi les propositions subordonnées sont-elles importantes au bac ?

Au baccalauréat de français, les propositions subordonnées sont au cœur de la question de grammaire.

On peut te demander :

  • d'identifier une proposition subordonnée ;
  • de préciser sa nature ;
  • d'expliquer son rôle dans la phrase.

Savoir reconnaître rapidement les différentes propositions te fera gagner du temps et te permettra de répondre avec précision.

Les trois grandes familles de propositions subordonnées

Il existe de nombreuses propositions subordonnées. Le programme du lycée s'organise autour de trois grandes familles.

1. La proposition subordonnée relative

Elle complète généralement un nom.

Elle est introduite par un pronom relatif :

  • qui ;
  • que ;
  • dont ;
  • où ;
  • lequel, laquelle...

Exemple :

Le roman que je lis est passionnant.

La proposition que je lis complète le nom roman.

2. La proposition subordonnée conjonctive complétive

Elle complète le plus souvent un verbe.

Elle est généralement introduite par la conjonction que.

Exemple :

Je pense que tu as raison.

La proposition que tu as raison complète le verbe penser.

3. La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle

Elle apporte une précision sur les circonstances de l'action : le temps, la cause, le but, la conséquence, la condition, la concession ou encore la comparaison.

Par exemple :

Dès que tu arrives, appelle-moi.

La proposition Dès que tu arrives indique le moment de l'action : c'est une circonstancielle de temps.

Comment reconnaître une proposition subordonnée ?

Voici une méthode simple.

Étape 1 : repère les verbes conjugués.

Chaque verbe conjugué appartient à une proposition.

Étape 2 : cherche si une proposition dépend d'une autre.

Si elle ne peut pas être supprimée sans modifier profondément le sens de la phrase, il s'agit d'une proposition subordonnée.

Étape 3 : observe le mot qui l'introduit.

  • qui, que, dont, où... → une proposition relative (à côté d'un nom commun) ;
  • que → une proposition conjonctive complétive (à côté d'un verbe) ;
  • parce que, lorsque, dès que, afin que, bien que, si... → souvent une proposition conjonctive circonstancielle.

Les erreurs les plus fréquentes

De nombreux élèves confondent la proposition subordonnée relative et la proposition subordonnée conjonctive complétive parce qu'elles peuvent toutes les deux commencer par que.

Pour éviter cette erreur, pose-toi une question simple :

Le "que" complète-t-il un nom ou un verbe ?

  • s'il complète un nom, il s'agit d'une proposition subordonnée relative ;
  • s'il complète un verbe, il s'agit d'une proposition subordonnée conjonctive complétive.

Exemple 1 :

J'espère que tu penseras à prendre mon châle.

Le que complète le verbe espère. Il introduit donc une proposition subordonnée conjonctive complétive.

Exemple 2 :

Le chat que tu as vu est celui de ma voisine.

Le que complète le nom chat. Il remplace le groupe de mots le chat dans la proposition subordonnée. Il introduit donc une proposition subordonnée relative.

Cette astuce permet déjà d'éviter de nombreuses erreurs.

L'essentiel à retenir

Les propositions subordonnées sont indispensables pour comprendre les phrases complexes.

Au lycée, tu dois surtout connaître trois grandes familles :

  • la proposition subordonnée relative ;
  • la proposition subordonnée conjonctive complétive ;
  • la proposition subordonnée conjonctive circonstancielle.

Une fois que tu sais les distinguer, la plupart des questions de grammaire deviennent beaucoup plus simples.

 

Pour aller plus loin...

Dans les prochains articles, nous étudierons chacune de ces propositions en détail :

  • La proposition subordonnée relative : comment la reconnaître facilement ?
  • La proposition subordonnée conjonctive complétive : méthode et astuces.
  • La proposition subordonnée conjonctive circonstancielle : temps, cause, but, conséquence...

Tu y découvriras des exemples, des pièges à éviter et une méthode simple pour répondre aux questions de grammaire du bac de français.

 

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