Réussir l'épreuve de français du Brevet (séries générale et professionnelle) grâce à des méthodes simples, efficaces et rassurantes.
/image%2F7226421%2F20260629%2Fob_a346ed_image-prof-corrige-pro.png)
Tu viens de passer l'épreuve de français du Brevet 2026 en série professionnelle et tu souhaites vérifier tes réponses ?
Tu es au bon endroit !
Dans cet article, je te propose une correction détaillée de la première partie de l'épreuve : les questions de compréhension, l'analyse de l'image et les exercices de grammaire.
L'objectif n'est pas seulement de comparer tes réponses, mais aussi de comprendre ce que les correcteurs attendaient afin de progresser pour la suite de tes révisions ou simplement de mieux évaluer ton travail.
Chaque réponse est justifiée afin de t'aider à comprendre la démarche attendue au Brevet.
Après une épreuve, il est normal de vouloir savoir si l'on a réussi.
Comparer tes réponses avec une proposition de correction te permet :
d'identifier tes réussites ;
de comprendre tes éventuelles erreurs ;
de mieux connaître les attentes des correcteurs.
N'oublie pas qu'il peut exister plusieurs formulations correctes, notamment pour les questions de compréhension. L'essentiel est que ton raisonnement soit justifié par le texte.
Tu trouveras ci-dessous le corrigé détaillé de l'épreuve. Tu peux le lire directement sur cette page ou le télécharger au format PDF afin de le conserver et de le consulter plus tard.
Je te conseille de relire d'abord le texte support de l'épreuve avant de découvrir la correction. Tu comprendras ainsi plus facilement les réponses proposées et les attentes des correcteurs.
N'oublie pas qu'en français, plusieurs formulations peuvent être acceptées, à condition qu'elles soient justifiées par le texte.
Je te souhaite une bonne lecture et, surtout, félicitations pour le travail accompli tout au long de cette année !
Brevet 2026 Français Série PROFESSIONNELLE Métropole
Grammaire et compétences linguistiques
Compréhension et compétences d’interprétation
Proposition de corrigé
Texte : « La Pieuvre » de Monica Sabolo, À nous la terre !, 2021
Image : Gravure parue dans Le Petit Journal le 16 Juin 1902
TRAVAIL SUR LE TEXTE LITTERAIRE ET SUR L’IMAGE (1H10 – 50 POINTS)
La maîtrise de la langue est évaluée dans l’ensemble de l’épreuve.
COMPRÉHENSION ET COMPÉTENCES D’INTERPRÉTATION (32 POINTS)
1. Quelle expérience vécue par la narratrice est racontée dans ce texte ? (4 points)
La narratrice vit une expérience insolite : elle fait la rencontre d’une pieuvre à la fin d’une plongée. La description de la rencontre est poignante car elle explique qu’elle et la pieuvre se sont enlacées pendant de longues minutes.
2. Lignes 1 à 14
a) Relevez trois caractéristiques physiques des pieuvres. (3 points)
Il est expliqué dans ce passage que les pieuvres ont « trois cœurs » (l. 1), que « leur sang est bleu » et que leur « cerveau est le plus gros de tous les invertébrés. » (l. 2).
b) Selon la narratrice, les pieuvres et les poulpes sont-ils des animaux surprenants ? Vous développerez votre réponse en relevant trois extraits du texte. (4 points)
Les pieuvres et les poulpes sont des animaux surprenants car la narratrice explique qu’ils font des choses remarquables presque incroyables comme de changer de couleur pendant leur sommeil, ce qu’elle explique par le fait qu’ils ont des émotions et des rêves (l. 3 – 4) ; qu’ils font « du surf sur des pentes sableuses » (l. 4 – 5) avec une noix de coco ; et que des poulpes dans leur aquarium arrivaient à éteindre la lumière d’un laboratoire « en jetant de puissants jets d’eau sur les ampoules », ce qui provoquaient des courts-circuits. (l. 7 – 8).
3. Lignes 15 à 40
Après avoir relu attentivement ce passage, vous décrirez les différentes étapes de la rencontre entre la narratrice et la pieuvre. Vous développerez votre réponse en vous appuyant sur au moins quatre éléments précis du texte. (5 points)
La rencontre se fait progressivement. Tout d’abord, elle voit « une ombre » qui se déplace dans « un trou » (l. 22). Puis, apparaît devant son masque un « bras couvert de ventouses » (l. 23) et enfin une pieuvre « minuscule, pas plus grande qu’une main » (l. 25) a surgi devant elle. Elle se met à la toucher, puis à la caresser sur la tête « comme un petit chat » (l. 27 – 28) et la pieuvre apprécie. Elle le prouve en venant, après avoir explorer la combinaison de la narratrice, se coller sur son cœur pour lui faire comme un câlin et elles deux sont restées ainsi pendant un moment, faisant battre « quatre cœurs […] à l’unisson » (l. 32). Elle qualifie ce moment de « chose insensée » (l. 29), pour nous, il est émouvant.
4. Lignes 34-35 : « Elle finit par lâcher prise, avant de se déployer à la façon d’une étoile, ou d’un parachute. »
a) Expliquez le sens de la phrase ci-dessus. (3 points)
La narratrice explique que la pieuvre une fois le moment tendre avec l’humain fini, s’ouvre ou se déploie pour lâcher prise. C’est comme si un enfant faisant un câlin à sa mère ouvrait ses bras pour lâcher prise. Le fait qu’elle cite le terme « étoile » ou « parachute » est une manière élégante, poétique pour mettre des mots sur le spectacle merveilleux que la pieuvre lui offrait à la fin de leur rencontre.
b) Nommez la figure de style utilisée dans la phrase ci-dessus. (2 points)
Il s’agit d’une comparaison car il y a le terme comparatif « à la façon de » qui rapproche deux réalités pourtant opposées de prime abord : la pieuvre qui ouvre ses bras ressemble à une étoile (beauté de l’animal) et à un parachute (sa force, ses capacités).
5. Selon vous, la rencontre avec la pieuvre permet-elle de confirmer les connaissances scientifiques de la narratrice ? Vous développerez votre réponse en la justifiant avec l’ensemble du texte. (5 points)
Oui, la narratrice disait que la pieuvre et le poulpe sont « des êtres sensibles » (l. 2) ayant des émotions qui les font changer de couleur (l. 3). Cela se vérifie quand la pieuvre à la fin de leur rencontre montre son émotion en passant « du brun foncé au blanc le plus pâle » (l. 35 – 36) pouvant faire penser que l’animal est triste de la séparation. Sa sensibilité se voit ensuite quand les « yeux mélancoliques [de la pieuvre] étaient toujours plongés dans » ceux de la narratrice après leur étreinte.
Et durant celle-ci, elle parle aussi qu’elle sentait les trois cœurs de la pieuvre battre contre le sien, en concluant que « quatre cœurs [battaient] à l’unisson » (l. 32)
Texte et image - 6. Selon vous, cette image pourrait-elle illustrer le texte ? Vous justifierez votre réponse en vous appuyant sur trois éléments précis. (6 points)
Il y a des différences notables entre l’image et le texte mais quelques similitudes tout de même.
Déjà, la gravure date de 1902, donc les conditions de plongée n’étaient pas les mêmes. Cela se voit par la tenue du plongeur qui porte un scaphandre et qui pour respirer le fait par un tuyau. La narratrice, elle plonge avec une bouteille d’oxygène sur le dos, une combinaison et ses mouvements sont plus libres.
De plus, le plongeur semble être un homme adulte alors que la narratrice est une toute jeune-femme de dix-huit ans (l. 15), qui sort à peine de l’adolescence.
Enfin, le poulpe qui entoure l’homme est immense par rapport à la pieuvre « minuscule, pas plus grande qu’une main » (l. 25) qui est décrite, et tous les deux ne semblent pas particulièrement se faire un câlin. On ne voit pas une émotion douce se dégager de l’image mais plutôt une volonté de se défendre, presque une forme de peur chez l’homme qui se sent peut-être attaqué, voire étouffé.
Les similitudes sont qu’il s’agit d’une rencontre physique entre un homme et une pieuvre dans l’eau, mais cela s’arrête là.
GRAMMAIRE ET COMPÉTENCES LINGUISTIQUES (18 POINTS)
7. a) Comment est construit le mot « franchement » (ligne 27) ? (2 points)
- franche : adjectif qualificatif
- ment : suffixe pour former l’adverbe.
b) Quelle est la classe grammaticale (ou nature) du mot « franchement » (ligne 27) ?
(2 points)
« Franchement » est un adverbe de manière, son écriture ne varie ni en genre ni en nombre.
8.« Ses yeux mélancoliques étaient toujours plongés dans les miens ». Justifiez la terminaison du mot souligné. (2 points)
« Plongés » est ici un participe pris adjectivement. Il s’accorde avec le sujet « Ses yeux mélancoliques ». Comme le sujet est au masculin, pluriel, « plongés » prend à l’écrit la marque du pluriel seulement.
9.« Il y eut comme un mouvement dans un trou ». Quelle est la fonction du groupe nominal souligné ? (2 points)
« Dans un trou » est un complément du nom car il est introduit par une préposition, ici « dans ».
10. Réécriture - Les erreurs de pure copie ne portant pas sur les formes à modifier sont prises en compte dans l’évaluation selon un barème spécifique.
a) Rien ne nous arrêtait : nous étions sous l’eau le matin, le midi et le soir, et la nuit, dans nos songes.
Réécrivez le passage ci-dessus en remplaçant « nous » par la première personne du singulier. Procédez à toutes les modifications nécessaires. (4 points)
Rien ne m’arrêtait : j’étais sous l’eau le matin, le midi et le soir, et la nuit, dans mes songes.
b) Sa tête vint frôler mon masque, c’était presque un baiser. Enfin, elle replia ses bras sous elle, enfla, puis se propulsa vers le fond et disparut dans le bleu.
Réécrivez le passage ci-dessus en conjuguant les verbes au présent de l’indicatif. (6 points)
Sa tête vient frôler mon masque, c’est presque un baiser. Enfin, elle replie ses bras sous elle, enfle, puis se propulse vers le fond et disparaît dans le bleu.
Tu prépares le Brevet ?
Découvre aussi :
Brevet 2026 Français Série PROFESSIONNELLE Métropole - Grammaire et compétences linguistiques - Compréhension et compétences d’interprétation
Proposition de correction - Brevet 2026 - Français - Série professionnelle - Métropole - Compréhension et Grammaire